Séparation des parents chez les 6 à 12 ans

Présentation orale dans le cadre du cours de Psychologie du Développement de la personne 1
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La séparation des parents touche plus d’un millier d’enfant chaque année au Québec. Les conséquences peuvent être importantes ou passer innaperçue, dépendament de plusieurs facteurs, incluant le tempérament général de l’enfant, sa relation avec ses parents et le type de garde. Voici un bref apperçu des diverses conséquences possibles de la séparation des parents d’un enfant.

La séparation dans une famille est une situation stressante, autant pour les parents que pour les enfants. Mis à part le fait de complêtement bouleverser la routine et la vie familliale lors du départ de l’un des parents, les conflits qui surviennent des semaines, voire des mois, avant la séparation peuvent créer divers problèmes chez les enfants, d’ordre affectif, comportemental, scolaire et social (Papalia 2014).

Les conflits des parents, en général, affectent les enfants et riquent de créer ce genre de problèmes, mais dans les familles où les parents finissent par se séparer, l’intensité des conséquences est plus importante. Les enfants sont sensibles aux conflits, et les plus jeunes peuvent développer une peur de l’abandon, une peur d’être rejeté. En règle générale, les enfants plus jeunes seront plus à risque de développer des problèmes de comportement, comparativement aux problèmes d’ordre scolaire chez les enfants plus vieux. Par contre, dans les familles où ces conflits sont chroniques et destructeurs, l’enfant s’en tire généralement mieux après la séparation, puisque l’atmosphère global à la maison redevient paisible (Papalia 2014).

Selon le site web du ministère de la justice (http://www.justice.gc.ca/)¹, les enfants entre 5 et 8 ans comprennent ce que signifie la séparation de leurs parents et peuvent vivre une période de deuil et voir la séparation comme la perte de leur famille. Certains enfants iront même jusqu’à penser qu’ils en sont responsables. Les enfants de 9 à 12 ans sont, pour leur part, plus suceptibles de blâmer un ou les deux parents, ou d’être en colère contre eux. Étant toutefois plus matures, ils sont plus en mesure de comprendre le point de vue de leurs parents. Quoi qu’il en soit, la plupart des enfants d’adaptent quand même bien, dépendament de leur matutiré, de leur âge et de leur tempérament (Papalia 2014).

D’après mes expériences et observations personnelles, en dehors des conflits des parents et du tempérament de l’enfant, un autre facteur important qui peut jouer un grand rôle sur comment l’enfant s’adapte à la situation, est l’amitié entre ses parents. Une séparation n’est pas toujours synonyme de
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¹ http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/lf-fl/divorce/2004_2/p2.html

“guerre”, parfois c’est une décision prise et acceptée par les deux parents. Voir ses parents souriants et

amicaux l’un envers l’autre dédramatise de beaucoup la situation. De plus, il arrive souvent, dans ce genre de séparation, que les parents soit tous deux présents aux événements importants de leur enfants, comme sa fête, une sortie ou une remise de méritas à l’école.

Les types de gardes

Garde conjointe : On parle de garde conjointe lorsque les deux parents partagent équitablement les responsabilités, les frais et les décisions pour l’enfant, indépendament de chez quel parent l’enfant vit. Les parents se consultent pour prendre les meilleures décisions pour le bien-être de leur enfant.

Garde partagée : La garde physique partagée signifie que l’enfant demeure chez l’un et l’autre de ses parents, à temps plus ou moins égal.

Garde exclusive : l’enfant demeure chez l’un ou l’autre de ses parents uniquement. L’enfant voit son autre parent habituellement la fin de semaine, allant de chaque fin de semaine à une fois tous les quelques mois. La formule la plus classique reste “une fin de semaine sur deux”.

Les gardes conjointes et partagées sont avantageuses lorsque les parents coopèrent et s’impliquent étroitement auprès de leur enfant. Les enfants vivant dans l’une ou l’autre de ses types de garde sont généralement mieux adaptés, ils ont une meilleure estime de soi et une meilleure relation familliale que les enfants vivant dans une garde exclusive, possiblement parce que les parents qui décident de ce type de garde sont aussi ceux qui avaient le moins de conflits avant la séparation. Ces enfants sont aussi bien adaptés que les familles non-séparées.

Encore de nos jours, même si le père est de plus en plus présent, la mère est celle qui détient la plupart du temps les droits de garde des enfants. Cette perte de contact avec le père est l’une des conséquences les plus douloureuses pour l’enfant (Papalia 2014). La qualité du temps passé avec le père s’avère plus importante que la quantité, et les enfants qui étaient proches de leur père avant la séparation le reste bien souvent après, et ont moins de problèmes de comportement et scolaires.

Familles monoparentales

La famille monoparentale est une famille dont le parent ayant la garde principale des enfants est célibataire, soit à cause d’une séparation ou d’un décès. Au Québec, en 2011, 25% des familles étaient considérées monoparentales, ce qui est un taux plus élevé que dans l’ensemble du Canada (Papalia 2014). Les mères sont majoritairement à la tête des familles monoparentales. Elle sont aussi généralement plus jeunes que les femmes mariées, moins scolarisées et plus pauvres. Les parents chefs de familles monoparentales sont plus succeptibles de déménager souvent, car il peut être difficile pour un parent de payer seul un logement pour lui et son/ses enfant(s). La famille se voit alors demeurer avec un grand-parent, des colocataires ou le nouveau conjoint du parent. Chaque déménagement est une adaptation à faire pour l’enfant, qui a besoin de beaucoup de stabilité. Déménager sur une basse régulière peut engendrer le même genre de problèmes que chez les enfants des familles plus pauvres, tels que l’agressivité, l’hyperactivité, mauvaises notes scolaires, problèmes relationels et de délinquances (Papalia 2014).

La plupart des enfants s’en tirent très bien et s’adaptent rapidement aux changements que créer la séparation de ses parents. La meilleure recette pour faciliter la situati on chez les enfants, est que les parents tentent de mettre leurs sentiments négatifs de coté pour le bien-être de leurs enfants.